Haren
Le village de Bruxelles

Réunions - Compte-rendu

 

Réunion publique du 14 septembre 2009

 

Présents :

Madame Hochart (InterEnvironnement Bruxelles)
Monsieur Van Nuffel (conseiller au cabinet de M. Doulkeridis, Secrétaire d’Etat au Logement)
Els Ampe (conseillère communale, députée VLD)
les animatrices de l’unité Scouts et guides nouvellement implantée à Haren
33 participants

Ordre du jour :

Présentation d’une nouvelle unité scouts/guides à Haren
Plan logement

Présentation d’une nouvelle unité scouts/guides à Haren
Il s’agit d’une unité mixte de la FSC qui accueille des jeunes valides et des jeunes handicapés. Responsable : Sophie Zegers.

L’unité cherche un local (elle est en négociation avec Bruxelles-ville).
Pour l’instant, les réunions ont lieu 2X/mois devant l’église Ste Elisabeth de 10h à 17h.

Des affiches seront installées chez les commerçants et le Comité se propose aussi de relayer l’info dans le prochain journal.

Plan logement
Haren est inévitablement appelé à être construit. Il est impossible de lutter contre cette volonté de bâtir partout. La seule chose que nous pouvons faire est de veiller à ce qu’on ne construise pas n’importe quoi (maximum rez+2 pour que Haren conserve son caractère campagnard) et à limiter les nuisances.

La présidente rappelle que les habitants doivent réagir dès qu’ils voient une affiche rouge et doivent aller consulter les plans à la commune. Le Comité peut les aider à agir mais ne le fera pas à la place des habitants.

Le Comité est en train de mettre sur son site les plans des projets de construction qui sont en sa possession.

Un habitant informe le Comité de l’existence d’un projet qui a reçu un avis négatif et qui prévoyait la construction de 23 appartements avec 21 places de Parking à la rue Harenheyde .

Une enquête est ouverte pour le projet de construction au début de la rue de Verdun côté Evere où la commune a donné son accord pour construire un complexe de logements unifamiliaux et 2 buildings. Le plan d’un de ces buildings a dû être revu, ce qui explique la nouvelle enquête.

Projet de la rue de l’Osier Fleuri
Le terrain est situé entre la chaussée de Haecht (surchargée le matin et l’après-midi alors que le nouveau site de l’Otan n’est pas encore construit et que la ville aménage un nouveau parc industriel) et la cité sociale en face du cimetière. Pour le moment il s’agit uniquement du losange entre rue de la Paroisse et rue de l’Osier Fleuri, entre les 2 lignes de chemin de fer dont une ligne de marchandises qui occasionne du bruit toute la nuit.

On prévoit d’y construire 4 blocs d’appartements sociaux de 1 à 4 chambres. Le projet prévoit 3 places de parking pour 4 appartements. Or, il y aura des familles nombreuses qui auront nécessairement besoin d’au moins 1 ou 2 voitures pour leurs déplacements, leurs achats, etc… Aucune révision du tracé de la rue n’a été prévu. Les trottoirs seront identiques à la situation actuelle. De ce fait, les manœuvres pour sortir des parkings seront très dangereuses (pas de visibilité, risque de tomber dans le fossé, etc. )

La solution proposée pour l’évacuation des eaux usées (un égout central) est irréaliste.
Actuellement, les eaux usées s’écoulent dans les champs. Il y a même des canalisations qui ne sont pas signalées sur les plans ce qui va causer des problèmes lors des travaux.

Les immeubles prévus sont cubiques. Les bâtiments proposés sont trop hauts par rapport à la largeur de la rue. Le caractère rural est atteint. Bien que la hauteur ait été diminuée du côté des logements existants, la vue plongera directement sur les jardins de ceux-ci. Les appartements sont les uns sur les autres.

Les normes de protection contre le froid annoncées dans l’étude sont inférieures à la norme minimale ! A cet endroit, l’installation d’une pompe à chaleur aurait été souhaitable.

Comment va-t-on creuser dans les pierres de sable pour installer les 4 citernes de 20000L de récupération d’eau de pluie? L’étude parle de risques d’éboulement !

Aucune infrastructure n’a été prévue pour les enfants, les adolescents.

L’étude d’incidence a été bâclée : dans certains documents, l’ancienne casse de voitures fait partie du terrain et dans d’autres pas. On dit que le terrain est en friche alors qu’il est cultivé. Il y a 15 jours, il y a eu un épandage de lisier de cochons.
Elle ne prévoit aucun problème de mobilité ni pendant les travaux, ni après. Or, Les travaux bloqueront probablement la rue, càd qu’une des entrées de Haren sera condamnée !

La réalisation de ce projet risque d’entrainer la mort de la petite entreprise voisine Fabripol : les camions ne pourront plus y arriver !

L’équilibre social de Haren sera menacé puisqu’on va y ajouter de 15 à 20 % de population défavorisée. Ils craignent une augmentation des problèmes et soulignent, que le commissariat est fermé dès 22 h. et pensent que cela risque de devenir une zone de non-droit en moins de 2 ans comme cela s’est passé à Neder.

Les habitants ne sont pas contre les logements sociaux, ils sont nécessaires mais de tels projets semblent ne favoriser que les intérêts des entrepreneurs ou de certains politiciens.
Ils acceptent la construction d’unifamiliales mais pas de blocs tels qu’ils sont proposés.
Ils constatent que toutes les mauvaises conditions sont réunies pour la construction de ces nouveaux logements et pensent que ce n’est pas faire preuve de respect pour les personnes défavorisées. Ils craignent la réalisation d’un ghetto. Les erreurs du passé ne sont pas prises en compte !

La présidente demande que les personnes présentes remplissent des documents pour la Commission de concertation du 29/09.

Les participants à la réunion profitent de la présence de M Van Nuffel pour faire un état des lieux des problèmes de Haren :

Les gens sont venus habiter là pour le calme, la verdure et la tranquillité. Or, tout cela sera bientôt terminé. Haren se développe mais ne dispose d’aucune infrastructure.

Cela fait des années que les habitants se plaignent des problèmes de mobilité et rien ne change. Or, c’est le seul coin de Bruxelles où toutes les infrastructures sont là (chemins de fer : la ligne 26 nous amène à Mérode en quelques minutes mais ne fonctionne que de 6h à 20 heures et est fermée le week end. (la SNCB prétend qu’il n’y a pas de clientèle) et la ligne 36 a 2 trains par heure la semaine, 1 toutes les heures, le week-end et les jours fériés.) Il suffirait de tout connecter.

Le boulevard Léopold III a enclavé Haren alors qu’il suffisait de faire une passerelle pour permettre aux vélos de passer d’un côté à l’autre mais on a prétendu que c’était trop cher ! Il faut 1h30 en transport en commun pour aller de Haren à St Luc alors qu’il faut une dizaine de minutes en vélo ! Le tram prévu sur le bd Léopold III ne servira pas les intérêts des Harenois mais ceux des travailleurs de l’Otan (pour peu qu’ils viennent en tram !). De plus on a déjà prévu un tunnel routier rien que pour eux !

Haren est la poubelle de la ville. On impose toutes sortes de projets sans demander l’avis des habitants (ex : le terrain pour les gens du voyage, rue de la Grenouillette)

Pourquoi a-t-on fait partir les habitants de la cité sociale alors que l’on dit aujourd’hui qu’il n’y a plus d’argent pour commencer les travaux de rénovation ! Le Comité n’a jamais eu de réponse claire du Foyer Bruxellois.

Au Kasteelhof des projets incommodant les habitants sont passés sous prétexte que les entrepreneurs ont la loi pour eux.

Comment les habitants actuels vont-ils encore pouvoir circuler une fois qu’il y aura tous ces nouveaux habitants !

Et n’oublions pas la prison.

Avis de Mme Ampe.
Elle est totalement d’accord avec les habitants : Il faut du social mais du social de qualité. Elle va défendre notre point de vue à la concertation. Elle demande que les habitants y participent en nombre pour faire du poids .

Mme Hochart, IEB
Elle, aussi, est d’accord avec tout ce qui a été argumenté. Elle propose que M Doulkeridis arrête ce projet et réfléchisse avec les habitants sur un projet de quartier durable, ainsi qu’il en est fait mention dans la déclaration gouvernementale.

Projet du Middelweg.
On y prévoit 3/5 de logements moyens et 2/5 de logements sociaux. (33 logements moyens et 22 appartements sociaux). La hauteur est la même que Osier fleuri mais ça choque moins.

Aucun parking n’a été prévu pour les logements sociaux. Les habitants devront donc se parquer dans les emplacements qui sont aujourd’hui occupés par les travailleurs qui déposent leur voiture pour prendre le train. Par contre du parking en sous-sol est prévu pour les logements moyens.

Il n’y a pas de jardins prévus pour les logements sociaux mais bien pour les logements privés. Ce qui risque d’entrainer des conflits entre les 2 blocs.

Le middelweg va être élargi.

La Ville avait prévu d’installer des locaux administratifs et commerciaux.

L’étude d’incidence est mieux faite qu’à la rue de l’Osier fleuri mais il y a des points à revoir. Les voisins immédiats n’ont pas encore réagi alors qu’ils ont reçu des informations de Jean Dochy.

Avis de M. Van Nuffel (détaché de la Ville de Bruxelles).
M Doulkeridis hérite d’une situation qui n’a pas été créée par lui. Il est désireux d’avoir l’avis des riverains sur les projets et veut discuter avec les communes. Il a demandé à la SLRB de lui présenter rapidement un rapport complet de l’ensemble des projets du Plan logement et il se prononcera ensuite sur une réorientation du plan.

Le logement fait partie des priorités de la déclaration gouvernementale (30000 personnes sont en attente d’un logement). Bien que les conditions que nous décrivons sont mauvaises, certaines familles voudraient malgré tout s’installer rue de l’Osier Fleuri.

Haren va effectivement être construit mais il faut savoir que la ville de Bruxelles a choisi de renoncer à la construction de logements sur ses terrains pour construire le nouveau parc.
La ville doit prendre ses responsabilités en ce qui concerne les écoles. Pour Bruxelles, il faut négocier avec la STIB et avec la SNCB pour qu’ils améliorent les liaisons. Le Comité doit interpeller le Bourgmestre concernant les écoles, la mobilité, etc…Le Comité doit faire pression à différents endroits. M Van Nuffel conseille d’interpeller Grouwels et De Lille pour la mobilité à Haren (transports publics et sentiers). Il conseille aussi d’écrire à Doulkeridis pour lui signaler les problèmes.

Au moment de la cession du terrain par le CPAS et la ville à la Région, il avait été prévu de construire 70 logements sur les 2 terrains à la rue de la Paroisse-rue de l’Osier Fleuri. Or aujourd’hui, on en prévoit 86 sur 1 de ces 2 terrains. Le processus était déjà lancé à la ville quand il y a eu le changement de législature.

Monsieur Doulkeridis est incompétent pour la rénovation de la cité. Il peut uniquement demander au Foyer Bruxellois qu’elles sont leurs intentions.

La déclaration gouvernementale prévoit un plan de développement durable (équilibre entre travail, commerce, loisir, nature, habitat, mobilité…) qui sera soumis à enquête publique d’ici quelques mois. Il y aura des consultations informelles des habitants et des autres acteurs de la société urbaine pendant lesquelles on aura l’occasion de soulever les problèmes….
En ce qui concerne la Commission de Concertation, il faut soulever des éléments objectifs. La CC* ne se prononce que sur le projet qui lui est soumis et pas sur les éléments extérieurs. Elle peut cependant recommander un développement des infrastructures mais ce n’est pas son rôle premier. C’est le collège qui doit prendre ces aspects en charge.
La CC* donne un avis consultatif mais non obligatoire. Madame Dupuis n’en tenait pas souvent compte. C’est ce qui explique que de nombreux recours ont été introduits pour interrompre les marchés.

*CC : Commission de Concertation

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